Les coups de coeur / coups de gueule de Carole – Emission du 2 juin 2017

« Toi, tais toi ! »

Voici un récit, que dis je ! Un cri pour se libérer d’un passé douloureux, trop lourd à porter et que l’on vient déposer sur le papier pour se débarrasser des démons d’autrefois.
Ce besoin que chaque victime de l’horreur ressent de pouvoir se libérer par la parole d’un enfer vécu, de faire enfin éclater au grand jour une vérité bien cachée pour espérer, probablement, que le cauchemar ne se transforme en antre diabolique et pourtant nous comprenons rapidement que le diable s’est invité à la maison.
Vous pourriez penser « encore une histoire de bonne femme battue », certes, encore une, mais la particularité de celle ci est qu’elle est rédigée comme une lettre, comme une missive que l’on adresse à une personne unique afin que les mots puissent évacuer la douleur que l’on garde au plus profond de soi, comme si s’adresser à un seul individu perpétuait le silence dans lequel toutes ces années nous ont enfermées.
La question est ouverte… Alors pourquoi rester ? Pourquoi continuer d’accepter l’inacceptable ? Car tout simplement l’on se veut accepter. L’auteur a d’ailleurs cette phrase qui résume exactement un début de réponse à ce fameux pourquoi : « Je pensais depuis le début que la situation allait changer, qu’il allait changer, et que tout s’arrangerait. Il a changé, en pire (…) Penser qu’aimer pourrait changer quelqu’un, le faire changer le rendre capable d’aimer autre chose que son image et sa jouissance ».
Ce genre d’individu vous dépossède de ce que vous avez de plus cher à savoir votre identité. En effet à la question que l’auteur pose « Peut-on tuer le corps après avoir vidé l’âme », la réponse est bien évidemment oui ! Mais il est aussi évident que s’en sortir est possible. Marie le démontre à travers son ouvrage.
Alors peut être la thématique de ce livre vous pèse, surement n’avez vous pas envie de connaitre ces secrets d’alcôve savamment bien conservés… mais dites vous qu’une fois partie, écrire est une thérapie et que de cette thérapie la transmission à autrui est comme une victoire, nous n’avons pas pu nous sauver mais peut être allons nous pouvoir en sauver d’autres avant le pire, et souvent l’inévitable décès.
L’essentiel est que celà est dit, vomi, ejecté. Souvent, j’entends « oh oui mais tu comprends moi ce genre d’histoire ça me met mal à l’aise ». Je peux en convenir mais pourquoi en modérer les propos ? Pourquoi minimiser ? Pourquoi continuer à taire l’horreur d’un être humain si tant est que l’on puisse encore l’appeler ainsi ? Il faut parfois voir la vérité en face afin de comprendre et d’arrêter de juger ce que l’on ne connait pas.
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