Les coups de coeur / coups de gueule de Stanislas – émission du 12 mai 2017

Coup de coeur

Stanislas parle de l’ouvrage Le Complexe de la Fourmi écrit et imaginé par Carole Arribat.

Le Complexe de la Fourmi
Le Complexe de la Fourmi

L’ouvrage narre les aventures dune héroïne qui traverse une intense période de remise en cause dans son existence. Entre un boulot avilissant, des amis par trop superficiels et des hommes qui ne répondent que très peu aux attentes, une profonde envie de toute envoyer valser en l’air monte doucement. La narration place l’héroïne dans un quotidien qui rappellera bien de choses à beaucoup d’entre vous. Trajets en métro quotidiens, réflexions sur la vacuité de l’existence, pas envie de beaucoup mais au moins de se réaliser, Léa partage ses pensées avec le lecteur, toujours piquante et la langue bien pendue. Cet ouvrage auto édité et en totale auto promotion, fait traverser une tranche d’existence qui interroge sur la notre. Où se situe donc le point de rupture de chacun et comment peut on envisager une remise en cause totale? Pour Léa, le chemin est long et tortueux, chaque avanie constitue une marche de plus jusqu’à une totale et nécessaire prise de conscience du besoin de s’affirmer par delà les difficultés. Ce Complexe de la fourmi individualise le personnage dans la meute collective, comme une première étape pour refuser l’inadmissible devenu la norme. Non, il est possible de dire non aux contrariétés, aux compromis et aux petites convenances qui arrangent bien mais ne constituent que de multiples gouttes d’eau de plus dans le boc à eau de la saturation. Le personnage féminin n’est ni un super héros ni une élue parmi la foule, juste un caractère qui prend conscience du temps qui passe et de l’urgence de se reprendre en main, pour éviter les regrets et fuir les remords. L’ouvrage de Carole enchaine les étapes dans une thérapie qui fait du bien et donne envie d’imiter cette héroïne du quotidien, fourmi parmi les fourmis qui refuse l’implacabilité d’un destin sans saveur. Ce Complexe de la fourmi mérite le détour et la lecture pour découvrir une héroïne complexe qui semble se frotter sans cesse sur les ronces du vécu pour une résurrection qui interpelle. La vie est courte, la vie est belle, nulle raison se de priver d’en profiter, avec raison, détermination et enthousiasme. Léa est peut être la philosophe ultime de notre époque.

L’ouvrage est disponible sur Amazon

Coup de gueule

J’avoue une passion pour les magazines féminins. Je pique chaque semaine ceux de ma collaboratrice dingue de mode et de fringues, et surtout avide d’éviter à tout prix le fashion faux pas. Quand je parviens à piquer un des multiples magazines qui s’accumulent chaque semaine, je regarde pas forcément les fringues mais plutôt les pages culture et société. Pour un constat simple: les mannequins dans les pubs et sur les photos sont photoshopées à mort, pas un bourrelet qui dépasse, pas un signe montrant que les corps recèlent une âme et un esprit. La chaire devient plastique, malléable à l’envie par la grâce d’un logiciel informatique universellement utilisé. Au milieu du magazine, un article demande à la lectrice déterminée de se concentrer sur l’essentiel. Sa personnalité, son karma, ses envies, par delà les contraintes, soyez vous mêmes. Avec une page de pub pour un couturier américain coincée au milieu histoire de rappeler que la lectrice ne doit peut être pas oublier de consommer, la pub sert à payer les salaires des rédacteurs et à verser des dividendes aux actionnaires, il faut ce qu’il faut. Et à la fin du magazine, il y a les pages avec des recettes apparemment aussi succulentes les unes que les autres. Gateau au chocolat, plat en sauce, que sais je, tout pour se régaler. Donc finalement la lectrice à la fin de la lecture de son magazine rêve d’avoir une taille 34, sans rides ni vergétures, avec un QI d’intellectuelle de gauche et une capacité d’absorption des glucides et protides telle que sa taille de mannequin n’en souffre jamais, et puis avec un compte en banque de check kowétien. Bref, on vit en plein fantasme capitaliste, sois belle et consomme. Voilà, je n’invente rien du tout mais ça fait du bien de rappeler ce genre de vérité. Soyez vous mêmes, faites vous plaisir et arrêtez de culpabilise car vous êtes vous mêmes et c’est déjà très bien comme ça.

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