Les coups de coeur / coups de gueule de Stanislas – Emission du 23 juin 2017

Coup de coeur

Aujourd’hui, je vais vous évoquer les coulisses d’une célèbre émission radio, l’envers du décor et le sentiment euphorisant d’en faire partie. De mon point de vue. Car cette saison 1 des débriefeurs fut une vraie aventure, de celle qui marque toute une vie, et je pèse mes mots. Coup de projecteur sur une émission pas comme les autres. Petit flashback. Nous sommes début 2016 et je réalise une chronique cinéma dans le programme radio C’est Mercredi diffusé sur french radio london. Et là, je rencontre un énergumène souvent rigolard et décontracté, adepte de la vanne qui tue et profondément empathique, vous l’aurez deviné, je parle d’Olivier. Mon destin était scellé à jamais. Il m’évoque vers septembre 2016 un projet radio personnel qu’il veut mener à bien, il me propose d’y participer. Je lui demande quelques détails, il me parle d’ornithorynques et de singes bonobos, je m’interroge mais je me dis banco, j’aime vivre dangereusement. A partir de là, tout s’est emballé.

Les Debriefeurs
Les Debriefeurs

, Ivry sur seine, RER C, machine à café et surtout Carole Arribat. La chroniqueuse de choc a été rencontrée dans la station balnéaire de Saint Ouen et le coup de coeur a été immédiat. Comme vous avez du vous en rendre compte tout au long de cette première saison, la mayonnaise a pris rapidement et n’a que très rarement tourné. Des sujets proposés bien en avance, du travail personnel pour ne pas rester trop superficiel dans les analyses et des invités nombreux et variés. Une audience crescendo et puis une actualité toujours remplie. Année d’élections, des sujets coups de poing et des chroniqueurs toujours en alerte. Si les émissions ont pu connaitre quelques piques de stress dus à des problèmes techniques indésirables, Les Debriefeurs a surtout apporté un sentiment de grande satisfaction. Car les chroniqueurs sont humains avant tout, entiers, à prendre ou à laisser. Moi je prends et je me réjouis chaque semaine de la perspective de l’enregistrement. 2 mois de pause s’ouvrent à nous et si je sais que je ne vais guère m’ennuyer pendant un été à pouponner au soleil de la Vendée éternelle, il me manquera un petit quelque chose chaque semaine. La compagnie de Carole et d’Olivier va me manquer, nos fous rires, nos regards complices, notre investissement dans le programme radio. Tout ça, alors je leur dis rendez vous en septembre pour de nouvelles aventures extraordinaires.

Coup de gueule

Je reviens sur un fait divers qui a déchainé les passions et fait la une des journaux ce week end sur le net. Je rappelle les faits. Le matador espagnol d’origine basque Ivan Fandino a été tué en pleine corrida ce samedi à Aire-sur-l’Adour dans les Landes. Les images ont été allègrement diffusées sur le net suscitant des réactions diverses. Rappel des faits: le toréador affronte un taureau, on le voit attendre la charge du taureau, il reste immobile puis le toréador se met en action, sauf qu’il glisse, perdant ses appuis et offrant le torse à la bête. Sur le coup du choc, Ivan Fandino fait une cabriole au dessus de la bête d’au moins 300 kilos qui lui enfonce une corne dans le bas du ventre. Il se relève, soutenu par ses assistants et fait quelques pas. Est-il touché? Les tenues des toreros sont tellement serrées que les hémorragies tardent à faire jaillir le sang, mais le toréador s’effondre soudain et il est transporté d’urgence à l’hôpital. Il décédera après 2 arrêts cardiaques lors de son arrivée à l’hôpital de Mont de Marsan. L’homme est mort en toutes connaissances de cause, en bravant la mort, rien à dire là dessus. Chaque torero connait le risque de son activité, on peut le pleurer ou lui rendre hommage ou le critiquer mais sa mort n’est pas scandaleuse, elle est même tout à fait respectable. Un petit rappel maintenant. La fiesta nacional reste très populaire en Espagne avec 1800 corridas par an et près de 6 millions de spectateurs. Elle est cependant ardemment contestée par les anti corridas hardcore chauds comme la braise qui sont allés jusqu’à se réjouir de la mort du torero. Les commentaires comme bien fait pour toi, tu aurais du mourir depuis longtemps et d’autres joyeusetés de la sorte. Il est à noter que le gouvernement nationaliste catalan a interdit ce genre de spectacles en 2012 avant que la Cour constitutionnelle espagnole n’annule la décision en octobre 2016. Plusieurs villes ont également suspendu les ferias. A une époque où la notion de tradition a de moins en moins de sens et où tout est de plus en plus aseptisé, les corridas font bondir. Eh oui, un homme qui se confronte face à une force de la nature, mano a mano, sur le sable chaud de l’arène chauffé par un soleil de plomb, les yeux dans les yeux, c’est insoutenable pour une large partie de la population coupée de ses racines ancestrales. La corrida, c’est le combat de l’homme contre la nature. Je ne dirai rien de spécial aux anti corridas ils ont leurs convictions même s’il est souvent, impossible de débattre sur ce sujet avec eux, il est même insoutenable d’en parler. Je n’aurai qu’une chose à leur dire. Votre lutte est louable mais pour moi ça tape à côté. Interessez vous plutôt au sort des êtres humains qui se prennent des bombes chimiques sur la tronche en Syrie ou qui périssent noyés dans la méditerranée en tentant de rallier le continent européen. Les taureaux ne servent qu’à engrosser les vaches ou à combattre dans l’arène. J’ai rarement parlé d’être et de non-être avec un membre de cette espèce et s’il n’est pas vraiment nécessaire de faire souffrir qui que ce soit, il y a surement des causes plus défendables.

Corrida
Corrida

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